Boycott, autonomie

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    • #937043
      Yvcel
      Membre

      Payer tout ce que l’on peut en argent liquide, pour faire barrage à la société sans cash (prélude au puçage intradermique).

      Ne pas acheter n’importe quoi, nourriture emballée dans du plastique, produite dans des pays pauvres, vérifier / demander systématiquement au commerçant ou au directeur du supermarché, ne pas hésiter à exprimer notre mécontentement.

      Essayer de produire et de réparer plutôt que de consommer.

      Préférer le local au labels.

      S’intéresser aux monnaie locales, OPPT, médecines alternative…

    • #937153
      clément
      Membre

      Bonjour,

      Je suis tout à fait d’accord sans oublier la permaculture, le troc etc

    • #1240680
      piwinski
      Membre

      Absolument d’accord, j’irais même plus loin essayer de produire de l’électricité soit même.

    • #1248082
      BOUCHON
      Membre
    • #1438851
      rousseau
      Membre

      Bonjour,

      Créer des lieux de vie autonomes en groupe est une option valable pour une résistance pacifique.

      Produire de quoi être pratiquement suffisant et donner le surplus à ceux qui en ont besoin dans la localité et/ou dans un réseau de transition serait probablement une solution valable pour se libérer des chaines de la “ripoublique” en grand nombre (pourquoi ne pas créer une plate-forme web dedié au don inconditionnel du surplus au niveau régional ou nationnal qui référencerait les ressources disponibles en surplus et les besoins dans chaque localité? Bon ok je vois un peu trop loin là…).

      Exemple d’une zone de vie autonome en groupe:

      Le lieu doit être suffisamment grand pour ne pas se gêner, que chacun ait son espace de vie, de culture et d’élevage. Tout le monde ne procède pas de la même manière, il faut donc limiter les problèmes d’entente liés à la promiscuité et aux espaces communs. Ce qui n’empeche pas de s’entraider et de partager/mutualiser les ressources et les connaissances, sans obligation, selon le bon vouloir de chacun.

      Le terrain doit être suffisamment boisé, pour la ressource évidemment (coupe sélective particuliètement raisonnée) mais aussi pour vivre dans une zone harmonieuse qui préserve la faune et la flore (nous avons besoin de la nature pour vivre).

      Il est interdit de vivre à l’année sur un terrain non constructible mais il y a des vides juridiques à exploiter, certain le font déjà.

      L’idéal est de faire cela sous le statut d’une association lois 1901 à gestion collegiale, chaque membre cumule la présidence, le secrétariat et la trésorerie, ce qui offre une transparence et une égalité sans prépondérance possible au niveau de la gestion. Le statut associatif protège les membres d’une procédre de saisie à titre individuel, car tout appartient à l’association.

      Le terrain peut être un pret, une location, ou un achat en groupe. Dans le cas d’un pret ou d’une location, cela peut éventuellement réduire la durée de vie du projet pour des questions d’entente avec le propriétaire.

      L’achat d’un terrain non constructible dans un bled pommé se négocie facilement entre 1000 et 2000 euros l’hectare et le raquette de l’état est faible (impot foncier). En comptant large pour un groupe de 5 personnes par exemple, si chacun occupe 5000 m2 il faut 2,5 hectares. En comptant approximativement 1000 euros de frais notarié, on est à un budget compris entre 3500 et 6000 euros divisé en 5. Cela fait un budget par personne compris entre 700 et 1200 euros, ce qui fait un projet de vie autonome et durable accessible même à des personnes disposant de très peu de moyen (mettre 700 euros de coté sur un an, c’est possible même avec un rsa. J’ai déja fait l’expérience en mettant 2000 euros de coté pour ce genre de projet…bon ok ça n’a pas été la joie pendant un an, restriction maximal, dépense alimentaire uniquement, aucune charge fixe, cuisine au feu de camps devant la tente dans la foret, déplacement à vélo et à pied quand le vélo s’est fait volé même pour visiter des terrains a plusieurs centaines de kilomètre. Ça s’appelle la volonté…on arrive à rien sans effort acharné).

      Il faut garder en vue que chacun doit rester libre d’entreprendre ce que bon lui semble tant que ça n’empeche pas les autres de vivre et que ça respecte l’environnement dans lequel ils vivent, tout en évitant le communautarisme. Tout ceci est loin d’être facile dans le temps, il faut être solide psychologiquement, connaitre ce que l’on désir vivre réellement, avoir une volonté à toutes épreuves et ne pas avoir peur de l’échec monumental.

      J’ai participé à la création de plusieurs association dans ce but, ce fut un échec à chaque fois car sur le papier et verbalement autour d’une table tout le monde est motivé mais quand il s’agit de passer à l’acte, de se déplacer sur toute la France pour trouver un terrain, de tout faire soi même avec les moyens du bord, et de vivre une periode d’inconfort relativement longue avant de pouvoir profiter de son travail…là on ne trouve plus grand monde de disponible et les justification sur l’impossibilité de mettre en oeuvre le projet deviennent légion (sans jamais clairement parler de l’impossibilité de se sortir les doigts du cul et les yeux d’un écran).

      Cependant je n’ai pas renoncé et d’autre groupe ont réussi à vivre durablement et agréablement dans la simplicité avec un confort relativement correct au bout de quelques années par rapport à un mode de vie “classique”. Une fois que tout est en place il y a de la ressource et du temps libre pour vivre paisiblement.

      Fraternellement.

    • #1438862
      Yvcel
      Membre

      Quand on est encore “en poste” dans cette société malade, on a les moyens de trouver ce budget, mais on ose pas quitter sa place au chaud.
      Pourtant le filet se resserre et les ressources diminuent. Plus on s’y mettra tard plus ce sera difficile …

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